"Grandeur de celui qui souffre" par Marthe Robin

"Mon Dieu je vous aime, ô Jésus je vous remercie pour tant de joie, tant de sainte émotion que vous avez mis dans mon âme aujourd'hui. Ce matin je pensais, ah si l'on connaissait tous les mystères de la chambre du malade ! On n'oserait ni le plaindre ni s'apitoyer sur son sort, on envierait la part qui lui est faite ; je crois que l'on ne penserait plus à voir en lui un disgracié, un déshérité, mais un heureux élu, un bien-aimé du Seigneur, on s'agenouillerait d'admiration dans l'angoisse, dans la joie de ce que Dieu réalise dans et avec les plus petites misères, quand ces petites misères sont bien dociles, bien fidèles à sa grâce. Qu'au contact des âmes douloureuses, mais quelques fois si rayonnantes de paix et de vie divine, la foi s'éveille, se fortifie, que les coeurs les plus endurcis se dilatent et s'ouvrent à la lumière, à l'amour. A quelle hauteur le Seigneur porterait nos âmes si nous savions profiter de toutes les grâces qu'il nous offre."
Marthe Robin


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